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Mékinac, mon territoire de chasse

Mélissa Hamelin

Plein air Découvrir

31 août 2026

Une histoire de famille

Il y a quelque chose de particulier un matin de chasse d’octobre, une odeur, une fébrilité, un sentiment de mission à accomplir…


Le réveil sonne beaucoup trop tôt. Dehors, il fait encore noir. On prépare une petite attiser dans le foyer, le café coule, on vérifie une dernière fois notre équipement et on sort dans cet air froid d’automne qui nous réveille assez vite. Puis, tranquillement, l’adrénaline et la senteur de la forêt prend le dessus.


Pour moi, la chasse est bien plus qu’un sport ou une période de l’année. C’est une histoire de famille depuis des générations ! Une façon de décrocher, de sentir l’air frais, de retrouver le silence et de vivre le territoire autrement.


Et pour ça, Mékinac est exceptionnel.

Ici, la forêt fait partie de nous

Quand on y habite, elle est encrée en nous. On peut sortir un chasseur du bois mais impossible de sortir le bois du chasseur! La forêt, on la voit en prenant la route, longeant nos cours d’eau, on y travaille, on y marche, on y pêche, on y chasse. Elle fait partie du paysage, mais surtout de notre identité.

« Ce que j’aime de la chasse, c’est justement cette proximité avec la nature. Durant plusieurs jours, aucun téléphone, aucun réseau, on profite du temps ensemble loin des tracas du quotidien. »

Mélissa Hamelin | Résidente de Sainte-Thècle et adepte de chasse

On observe davantage le décor, les oiseaux, les traces au sol et le déplacements des nuages. On écoute, une branche qui craque, les feuilles qui vole et le sifflement du vent. On ressent la chaleur du soleil, les bourrasques de l’air frais. Et surtout, on apprend à être patient..

Parce que la chasse, contrairement à ce qu’on peut parfois imaginer lorsqu’on ne la pratique pas, ce n’est pas simplement partir en forêt et récolter un animal. Il y a énormément de temps où… il ne se passe absolument rien. Et c’est justement de que j’aime. On regarde le jour se lever. On raconte les mêmes histoires de chasse pour la dixième fois. Et parfois, on revient bredouille. Mais on ne revient jamais sans de magnifiques souvenirs.

Des territoires pour vivre la chasse autrement

Mékinac possède cette richesse d’offrir des expériences très différentes selon ce que l’on recherche.
Il y a évidemment la chasse à l’orignal, qui occupe une place particulière dans notre culture de chasse. Il y a aussi la chasse à l’ours noir, au chevreuil et toute la chasse au petit gibier. Ma préférée, celle à la perdrix communément appelée la poule.

Tout le monde n’a pas un camp de chasse, un territoire familial ou quelqu’un dans son entourage pour lui montrer comment ça fonctionne. Et ça ne devrait pas être un frein! Quand quelqu’un me demande où aller pour découvrir la chasse dans Mékinac, quelques endroits me viennent immédiatement en tête.

La ZEC Tawachiche

Du côté de Lac-aux-Sables, la ZEC Tawachiche est exactement le genre d’endroit qui représente bien notre territoire : de grands espaces, des chemins forestiers, des lacs et cette impression que la forêt pourrait continuer indéfiniment.

La chasse, la pêche, le camping et les activités de plein air y cohabitent, et l’automne transforme complètement le territoire. La présence de l’orignal fait notamment partie de l’expérience faunique du secteur.

La Réserve faunique du Saint-Maurice

Toujours à Trois-Rives, la Réserve faunique du Saint-Maurice. On y accède notamment par le pont Mékinac à partir de la route 155. La réserve offre la chasse à l’orignal ainsi que la chasse au petit gibier, avec des possibilités de séjour en chalet ou en camp rustique. C’est une autre façon de découvrir la chasse, particulièrement intéressante pour quelqu’un qui souhaite combiner l’expérience en forêt avec un séjour de quelques jours.

La ZEC Chapeau-de-Paille

La ZEC Chapeau-de-Paille, c’est plus de 1 200 km² de territoire sauvage. On y retrouve la chasse, la pêche, le camping et différents hébergements directement en forêt.

À l’automne, on peut notamment y croiser l’orignal, la perdrix et l’ours. Pour quelqu’un qui arrive de la ville, 1 200 km² de forêt, c’est difficile à imaginer. Pour nous, c’est presque notre cour arrière.

La Pourvoirie Club Hosanna

À Trois-Rives, la Pourvoirie Club Hosanna offre notamment des expériences de chasse à l’orignal, à l’ours noir et au petit gibier sur son territoire. Des hébergements sont disponibles directement sur place, ce qui permet de vivre une expérience beaucoup plus encadrée. Écouter les histoires de chasse de la famille Béland est une vraie musique à mes oreilles. Passionnés de la forêt et de la chasse, ils pourraient en raconter pendant des heures… et moi, je pourrais les écouter tout aussi longtemps!

Quand la chasse nous ramène à l’essentiel

Mais au fond, ce n’est pas seulement une histoire de chasse.


La chasse est souvent l’excuse facile qui nous amène en forêt. Au-delà de l’appâtage, des stratégies de positionnement, de l’adrénaline lorsqu’on entend craquer les branches et des retours sur les ‘’call’’, la chasse est un moment pour ralentir.


C’est ça, pour moi, la chasse dans Mékinac : une façon de revenir à l’essentiel. À la forêt, au territoire, aux gens. Et surtout, à ces moments simples qui finissent par devenir nos plus beaux souvenirs !